Stéphane BLANC

Moniteur Guide de Pêche Diplômé d’Etat

Agent Commercial SANGER-UNICAT et HEARTY RISE

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ACTUALITES

Silure du Doubs

 

Le silure est un poisson mystérieux originaire du bassin du Rhin et du Danube. Il s’est récemment propagé dans toute l’Europe, dans les canaux, fleuves et rivières à la suite de l’interconnexion des bassins et réseaux hydrographiques et dans de nombreux lacs, étangs et gravières à la suite de nombreuses introductions par l’Homme pour la pêche de loisir.

Dès 1969 des prises sont répertoriées dans le Doubs, d’abord rarissimes puis courantes de nos jours.

Sa taille imposante et son allure de poisson préhistorique lui confère une bien mauvaise réputation… Libre à chacun de percevoir où commence le mythe et où s’arrête la réalité !

Son alimentation est très variée, poissons de type cyprinidé principalement mais aussi vers, écrevisses, batraciens, mollusques, rongeurs ; il ne dira pas non aux bouillettes des carpistes et même aux maïs.

Il joue aussi un rôle important de nettoyeur car il est également charognard, sur ce point  il remplace l’anguille disparue presque totalement du Doubs.

Son activité est proportionnelle à la température de l’eau, la période estivale sera donc la meilleure (bien que dans certaines conditions de très belles pêches peuvent être réalisées même par temps froid, nous y reviendrons).

C’est donc par cette journée de mai que je décidais de réaliser une petite session pêche silure sur le Doubs.

Comme à mon habitude, le matériel nécessaire sera minutieusement préparé la veille, je partirai de bonne heure pour être sur place à l’aube.

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Aujourd’hui ce sera une pêche en verticale à l’aide du sondeur, une traque organisée et méthodique pour essayer de faire réagir nos moustachus.

Les premières heures de pêche ne furent pas très fructueuses, beaucoup de refus et un superbe poisson de décroché…

C’est en diminuant le poids du plomb que le premier poisson sera capturé.

Toujours autant d’émotions quand survient cette touche, tantôt brutale et parfois si insignifiante que cela s’apparente à un frottement d’origine naturelle.

Deux autres petits poissons seront mis au sec avec un montage vers/encornets, ils repartiront dans leur élément rapidement.

La fin de journée approche, satisfait de mes prises mais déçu de ce gros poisson perdu le matin, je m’apprête à remballer.

Je tente un dernier spot, le verdict du sondeur n’est pas encourageant, puisque aucun écho n’apparait.

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Cela ne veut pas dire pour autant qu’il n’y a pas de poisson, car il y a cette fameuse  zone d’ombre plus ou moins épaisse selon le relief du fond.

C’est un endroit ou la détection ne sera pas possible pour des raisons que j’expliquerai ultérieurement.

Je décide tout de même d’insister un peu, et d’utiliser un de mes clonk de fabrication personnelle.

Il en existe beaucoup sur le marché, mais tous ne fonctionnent pas !

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J’ai pu en tester énormément et les réaliser soit même, c’est avoir un produit à la sonorité parfaite, ou du moins recherchée.

A peine commencé qu’un écho de belle taille décolle du fond, la présentation du montage est bonne et la touche immédiate !

Le poisson est lourd, sa puissance me surprend, le frein du moulinet est réglé presque au maximum mais cela ne suffit pas pour arrêter le moustachu.

Il me prend du fil, je dois redémarrer le moteur thermique pour combattre à nouveau à l’aplomb, la lutte est incertaine de plus le parcours est parsemé d’obstacles.

Je bride encore plus fort pour flirter avec la limite de rupture de ma tresse, le combat dur depuis environ 15 mn et enfin les premiers signes de fatigue apparaissent.

Quelques bulles me confirment que le silure « dégaze » en évacuant l’air contenu dans sa vessie natatoire.

Il apparait enfin, bien beau poisson qu’il me faudra attraper fermement au niveau de sa mâchoire inférieure (attention aux hameçons !) pour le hisser à bord de l’embarcation.

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Si il y avait une moralité à cette session, je dirais que la persévérance finit souvent par payer, le joli poisson perdu le matin a été remplacé par celui-ci !

A Très bientôt pour de nouvelles aventures !

Pêche du barbeau en Franche Comté, rivière Doubs

C’est  à un poisson assez méconnu  que je vais m’attaquer en cette journée d’aout, le barbeau !

Poisson des eaux vives, son rapport poids puissance et impressionnant, c’est un formidable combattant.

Plutôt actif pendant la période estivale, le barbus barbus est omnivore, il offre donc de multiples possibilités au niveau des techniques de pêche.

C’est dans le Doubs, non loin de mon village natal que je vais tenter de le séduire, ce ne sera pas avec les techniques habituelles (feeder, pêche au coup) mais en le pêchant aux leurres.

La rivière est à son niveau d’étiage, à l’aide de lunette polarisante je repère rapidement le banc dans les remous.

Je vais tout d’abord opter pour un leurre souple de type shad en 3 pouces monté sur une tête plombée de 3.5g.

Le but étant de rester assez loin pour ne pas les effrayer et de pratiquer un lancer amont pour faire évoluer le leurre dans la bonne veine d’eau.

Les premiers lancés sont un peu courts, deux solutions s’offrent à moi, soit se rapprocher et prendre le risque d’éveiller la méfiance du groupe ou augmenter le leste en prenant une tête plombée plus lourde.

J’opterai pour la deuxième solution, même si la nage est un peu moins naturelle j’augmente sensiblement la distance et j’atteins mon objectif.

La réaction est immédiate, c’est la touche et le combat qui commence, tout en puissance il me prend du fil et tient le fond.

Il ne manque que le vice au barbeau, il n’a pas l’instinct de la truite par exemple pour rejoindre une cache ou se mettre dans un obstacle.

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Epuisé il se rendra tout de même, 65 cm pour celui-ci.

Nul doute que les autres seront avertis du danger, il va falloir ruser.

C’est avec un poisson nageur de type crankbait de petite taille que je vais continuer ma partie de pêche.

Ce leurre a la particularité d’être flottant en dérive et nageant à environ 1.5m de profondeur  dès qu’on le ramène.

L’intérêt et de pouvoir se placer en amont du spot sur la veine d’eau désirée, on peut réaliser un lancer ou laisser le leurre dériver, il se mettra en action au moment de la récupération.

Les poissons resteront insensibles aux premiers passages avant qu’un chevesne vienne s’inviter à la fête !

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Puis les barbeaux, rassurés passeront à l’offensive, j’en ferai deux coup sur coup !

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Une journée  bien sympathique qui je l’espère vous donnera envie de découvrir ou redécouvrir la pêche du barbeau.

A bientôt pour d’autres aventures !

Pêche de la truite en Franche Comté, rivière Cusancin

Par cette journée d’avril je décide d’aller pêcher la truite sur le Cusancin, cette superbe petite rivière de première catégorie qui prend sa source à Cusance et se jette dans le Doubs au niveau de Baume-Les-Dames. Long d’environ 12 km, c’est un parcours sinueux au cœur de cette magnifique vallée où il n’est pas rare d’observer les chamois descendus tout droit des versants rocheux. La population piscicole est principalement constituée de Truites, OmbDSCN5916res et Vairons. Après le grand rush de l’ouverture, la pression de pêche est nettement retombée, les matinées sont toujours très fraîches et les heures les plus chaudes de la journée sont les plus propices pour séduire notre belle zébrée. C’est au vairon mort manié que je décide de commencer ma traque, sans doute ma technique préférée. Au  premier poste marqué sur la berge opposée, en réalisant un lancer précis je sens un arrêt brusque de la ligne immédiatement sanctionné par un ferrage. C’est une jolie truite de souche méditerranéenne qui a succombé à la tentation de cette manne providentielle ! Sur une journée de pêche, la prise dans les premières minutes d’un joli poisson est rarement le signe d’une session très productive. Une fois de plus j’en eu confirmation, multipliant les lancers sans succès, je décide de changer de technique, en passant à la cuillère vaironnée. L’animation est plus simple, plus linéaire mais la palette va changer le signal perçu par le poisson. Le rapport entre le poids et la vitesse de  récupération (et la puissance du courant) fixera la hauteur d’évolution de ce « leurre-appât ». J’arrêterai là ma prospection vers l’aval du cours d’eau et remonterai sur mes pas pour prospecter certains spots mal exploités par la technique précédente. C’est sur un radier parsemé de rochers et de branches échouées qu’une ombre surgit de nulle part attaqua violemment ma monture. Le poisson est puissant, profitant au maximum du courant cette zébrée imposante met à mal mon 14/100 ! Je bride assez pour empêcher la roublarde de retourner dans sa cache mais pas trop pour éviter la casse, tout la subtilité d’une pêche en finesse. Après quelques émotions et une bataille incertaine, c’est une jolie truite sauvage de 54 cm qui sera mis au sec le temps d’une photo. DSCN5925DSCN5918 Voilà une journée bien commencée et qui finit on ne peut mieux, la stratégie s’est finalement avérée payante. Parcourir des kilomètres de berge sans en exploiter toutes les possibilités c’est miser sur l’effet de surprise, considérant que l’on sera peut être le premier à passer. C’est la pratique la plus courante mais pas toujours la plus efficace ! A bientôt pour d’autres aventures !